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Le Chemin (ou la Rue) BARBAROUX

Charles Ogé Barbaroux est né à Marseille le 16/08/1792, fils de Charles Jean Marie Barbaroux et de Marie Harlouet
Le prénom, peu courant, de Ogé a pour origine le nom de Vincent Ogé, originaire de Saint Domingue, qui, en 1790, a pris les armes pour faire reconnaître dans son ile natale des droits identiques à tous les hommes libres.
Il est l’un des premiers élèves du lycée de Bordeaux créé par le premier Consul en 1803. En 1811 il s’engage dans la marine impériale mais il est réformé quelques semaines plus tard. Il exerce ensuite la profession d’avocat au barreau de Nîmes puis monte à Paris pour travailler dans le journalisme et écrire pour la presse constitutionnelle.
En 1830 il est nommé Procureur Général près la Cour Royale de Pondichéry, puis en 1831, pour exercer la même fonction près la Cour Royale de l’Ile Bourbon.
En 1836, veuf de Nina Vanier (décédée en 1834) il épouse une créole, Mélanie Lafitte, fille d’un ancien commissaire de la marine. Ce dernier pourrait-être Antoine Joseph Lafitte, originaire de La Réunion et décédé à Vaux le 11/10/1864.(hypothèse non confirmée)
Pendant les années passées à Bourbon il s’intéresse à la condition d’esclave car dès son arrivée, son premier acte officiel consiste à faire appliquer l’ordonnance royale du 4 Mars 1831 qui classe la traite des noirs parmi les crimes passibles des travaux forcés.
Ensuite il fait adopter, en 1841, par le Conseil Spécial de Bourbon, un texte en vue de l’abolition de l’esclavage.
En Février 1848 il quitte Pile Bourbon pour raison de santé et quelques mois plus tard il est nommé en Algérie comme Procureur Général des Etablissements Français du Nord de l’Afrique avec résidence à Alger.
Fin 1848 il est élu Député de la Réunion et siège à l’Assemblée Nationale, il défend les intérêts de la Colonie sur le problème de la production de canne à sucre face au sucre de betterave. .
En 1852 il entre Conseil d’Etat et siège à la section de la guerre et de la marine.
En 1858 il est nommé membre à vie du Sénat Impérial II décède à Vaux/Seine le 06/07/1867 ’

Distinctions : Officier de la légion d’Honneur (en 1844), Commandeur (en 1849)

Auteur de plusieurs ouvrages et notamment :
 De l’application de l’amnistie du 08 Mai 1837 aux condamnés de File Bourbon et du mémoire de M.Houat, l’un des amnistiés, Paris, imprimerie J.Gratiot, 1838

  • De la tranportation. : aperçus législatifs, philosophiques et politiques su/ la colonisation pénitentiaire Paris, F.Didot, 1857 /
     Voyage du Général Lafayette aux Etats-Unis d’Amérique pubjiépar L’Huillier, 1824 (en collaboration avec Joseph Alexandre Lardier) /
     Résumé de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique, publié par A.Pougin, 1835

Quelques informations sur son père, Charles Jean Marie Barbaroux, qui a eu une vie mouvementée.

Né à Marseille le 06/03/1767 et guillotiné à Bordeaux en 1794. Avocat, figure révolutionnaire de Marseille, il monte à Paris et devient l’âme des Marseillais et le chevalier servant de Manon Roland. Elu député des Bouches du Rhône il fut du côté des Jacobins avant de se rapprocher des Girondins. Il vota la mort de Louis XVI et adopta le sursis. Après l’élimination des Girondins par les Montagnards il fut proscrit en 1793. Arrêté, il s’échappa, se réfugia à Caen, organisa l’armée qui devait délivrer la Convention qui fut battue à Vernon, puis s’embarqua à Quimper pour Bordeaux, se réfiigia ensuite à St Emilion ou il trouva asile dans la boutique d’un perruquier. Arrêté près de Castillon il se tira un coup de pistolet dans la tête mais ne réussit qu’à se briser la mâchoire. Il est exécuté à Bordeaux le 25 juin 1794.

Charles Jean Marie Barbaroux

Le nom de Rue Barbaroux apparaît dans le compte-rendu du Conseil Municipal Extraordinaire du 24 Janvier 1888 consacré à la dénomination des rues de Vaux.
Cette dénomination a été approuvée par le Préfet en date du 07 Mars 188..(chiffre manquant) sous réserve des rues Masson et Barbaroux ; cette dernière a fait Pobjet d’un décret spécial (non daté) Sépulture des familles Barbaroux/Lafitte au cimetière de Vaux
Sources Wikipeflia - Correspondance et mémoires de Barbaroux,
Œuvre posthume de Claude Perroud terminée par Alfred Chabaud,
Société de l’histoire de la révolution française, Paris, 1923
Site internet : centre-histoire-ocean-indien-revue des Mascareignes n°2000 - Google Books - Archives Municipales de Vaux/Seine